Viscosité, dose et piège des formats assortis
Cinq différences avec le shampoing placé à côté.
L’après-shampoing est plus épais que le shampoing, s’utilise en dose supérieure et s’applique à deux mains sous la douche. Les marques assortissent presque toujours les deux flacons pour leur présentation en rayon et choisissent presque aussi souvent la même pompe pour les deux. Le client se retrouve alors avec une pompe qui se bloque et un flacon qu’il ne peut pas vider.
La pompe doit être spécifiée séparément
Des flacons assortis n’impliquent pas des pompes identiques. L’après-shampoing est nettement plus visqueux ; une pompe adaptée au shampoing peut se bloquer, délivrer un filet trop fin ou nécessiter une pression à deux mains. Dimensionner les deux pompes à partir de la formule du shampoing est l’erreur la plus fréquente dans une gamme capillaire assortie, et les clients la remarquent immédiatement.
Ici, le diamètre intérieur du tube compte davantage que sa longueur
Un produit épais avance lentement dans un tube étroit, ce qui se traduit par une pression lente et laborieuse plutôt que par une défaillance totale. Un diamètre intérieur supérieur résout le problème. Pour un shampoing, ce diamètre est rarement le facteur limitant ; il l’est souvent pour un après-shampoing et mérite d’être explicitement vérifié auprès du fournisseur de pompe.
Les résidus à la base sont plus visibles
L’après-shampoing épais adhère à la paroi et ne redescend pas vers le tube lorsque le flacon se vide ; le client voit donc du produit qu’il ne peut pas atteindre. La géométrie de la base, la position du tube et une légère inclinaison réduisent le problème, qui suscite plus de réclamations que pour le shampoing assorti.
Une dose plus importante change l’équilibre économique du remplissage
Les clients utilisent plus d’après-shampoing que de shampoing par lavage. Deux flacons assortis de même contenance se vident donc à des rythmes différents, et l’un se termine avant l’autre. Certaines gammes prévoient une bouteille d’après-shampoing plus grande, d’autres acceptent ce décalage. Les deux choix se défendent ; c’est de ne pas l’avoir remarqué qui donne une gamme ayant toujours l’air à moitié vide.
Le produit s’applique à deux mains, puis le flacon est posé mouillé
Contrairement au shampoing, l’après-shampoing est souvent distribué dans la paume puis appliqué dans les cheveux à deux mains ; le flacon est donc posé au milieu du geste, sur une surface mouillée. Une base stable et un corps qui ne glisse pas comptent autant que la prise en main. Un flacon qui avance vers le bord d’une étagère de douche et tombe est un incident courant.
Les silicones rendent l’extérieur glissant contrairement aux tensioactifs
Les résidus d’après-shampoing déposent un film qui rend le flacon glissant longtemps après qu’il semble sec ; sous la douche, cela crée un risque de chute et pas seulement un désagrément. Une surface texturée et une taille que la main peut saisir sont plus importantes ici que sur le flacon de shampoing assorti.










