Largeur du col, ventilation et dépendance à la formule
Cinq exigences que la pompe impose au flacon.
Une pompe moussante cisaille l’air dans un liquide fluide à travers une grille. Il faut donc un col large pour loger le mécanisme, un corps qui laisse entrer l’air de remplacement à mesure qu’il se vide et une formule assez diluée pour traverser la grille. Choisir le flacon pour son apparence puis y ajouter une pompe moussante entraîne l’échec d’au moins un de ces trois éléments.
La finition doit être large : le mécanisme l’exige
Deux chambres et un ensemble de mélange ne peuvent pas tenir dans un col de 24 ou 28 mm ; les pompes moussantes utilisent donc des cols 40-410 et 43-410. Ce choix influe sur la géométrie de l’épaulement du flacon, la surface d’étiquetage et souvent le moule. La pompe se choisit donc avant le flacon, plutôt que d’être ajoutée à un modèle déjà sélectionné.
Le flacon doit respirer
La pompe aspire de l’air aussi bien que du liquide ; le corps doit donc laisser entrer l’air de remplacement à mesure que le niveau baisse. Un flacon rigide à fermeture hermétique prive la chambre d’air de son alimentation, et la mousse devient plus fluide à mesure que le flacon se vide. Les ensembles moussants sont spécifiés comme une association flacon-pompe ; remplacer le flacon par un modèle standard de finition correspondante est une cause fréquente de défaillance.
La formule détermine si le système fonctionne
Les pompes moussantes cisaillent l’air dans un liquide fluide. Un savon concentré pour les mains ou un nettoyant riche obstrue la grille et ne produit qu’un souffle d’air. La formule doit être fortement diluée ; le taux de dilution doit figurer dans les instructions de remplissage et sur l’étiquette, plutôt que d’être laissé à la déduction du client.
Le choix de la grille détermine la qualité de la mousse
L’ouverture et le nombre de couches de tamis déterminent la taille des bulles et la densité ressentie de la mousse. Une grille simple et grossière produit une mousse humide qui retombe vite ; une grille plus fine ou double donne la texture serrée recherchée pour les nettoyants haut de gamme, au prix d’une pression légèrement plus forte. Si la qualité de la mousse déçoit, c’est ce paramètre qu’il faut ajuster, et non la formule.
Les résidus dans l’ensemble de mélange modifient le fonctionnement au fil des semaines
Le reste de chaque dose sèche dans la grille. Une formule riche en matières solides laisse des dépôts qui obstruent progressivement le passage ; après un mois sur le bord d’un lavabo, la pompe devient plus dure à actionner et la mousse moins dense. Pour tester ce phénomène, faites fonctionner une pompe remplie pendant plusieurs jours en alternant les phases d’utilisation et de repos, plutôt que d’enchaîner cent pressions.
Sans circuit d’air adapté, la mousse se dégrade à mesure que le flacon se vide
La pompe aspire de l’air aussi bien que du liquide. Lorsque l’espace de tête augmente, le rapport air-liquide évolue et la mousse devient plus humide. Une ventilation et un tube plongeur positionné pour fonctionner sur toute la plage de remplissage permettent de maintenir les performances du dernier tiers du flacon au niveau de celles du début.










