Conception du tamis, contamination des joints et transport
Cinq différences entre un pot de poudre et un pot de crème.
La poudre libre s’infiltre partout. Elle entre dans les filetages, se dépose sur les portées d’étanchéité, se déplace avec l’électricité statique dans des endroits qu’un liquide n’atteint pas et s’échappe par le moindre interstice pendant le transport. Le tamis perforé qui régule la distribution détermine aussi la quantité de poudre qui atteint ces zones ; il est donc au cœur de la conception.
Le tamis dose le produit et protège l’emballage
Un disque perforé entre la poudre et l’ouverture contrôle la quantité délivrée lorsque l’on incline le pot ou que l’on appuie un pinceau sur le tamis. Le nombre et le diamètre des trous déterminent cette dose ; le même disque maintient aussi la majeure partie de la poudre à l’écart du filetage. Son choix relève à la fois de l’usage et du confinement.
La poudre déposée sur la portée compromet l’étanchéité
La poudre fine déposée sur le rebord ou dans le filetage empêche la fermeture de s’appuyer correctement sur la portée d’étanchéité ; le pot fuit alors un peu plus à chaque ouverture. Cette défaillance progressive est la réclamation caractéristique de la catégorie. Elle se corrige par la conception du tamis et par une fermeture qui évacue les résidus au lieu de les piéger.
Les déversements surviennent pendant le transport
Un pot qui ne pose aucun problème sur une coiffeuse peut laisser échapper de la poudre à travers un carton après deux jours de vibrations ; le carton arrive alors avec de la poudre à l’intérieur et la première impression du client est gâchée. Les essais d’expédition avec le tamis en place et le pot rempli sont ceux qui comptent. Ils sont souvent omis parce que l’emballage paraît parfait sur une table.
L’électricité statique déplace la poudre contre la gravité
Les poudres cosmétiques fines portent une charge électrostatique et adhèrent aux tamis en plastique, à l’intérieur des bouchons et aux faces des étiquettes. Un pot peut ainsi sembler poussiéreux sans avoir fui. Le choix de la matière et un éventuel traitement antistatique du tamis réduisent ce phénomène ; il faut le distinguer d’une fuite.
Le client veut voir la teinte et le niveau
Les poudres libres sont en partie choisies pour leur couleur, et un pot transparent montre à la fois la teinte et la quantité restante. Cela plaide contre une décoration opaque du corps et place la marque sur le bouchon ou une petite étiquette, comme pour un flacon de fond de teint — l’un des rares points communs entre ces formats très différents.
Le tamis doit pouvoir être retiré au remplissage, mais pas ensuite
La production doit pouvoir retirer le disque pour remplir le pot, tandis que le client ne doit pas pouvoir le soulever après expédition : ce sont deux exigences opposées assurées par le même composant. La force de maintien est définie pour ces deux situations et vérifiée en tentant de faire levier pour extraire un disque.










