Course du piston, qualité de l’alésage et adaptation de la dose
Cinq changements liés à l’agrandissement d’un système airless.
Le conditionnement airless est simple à 30 mL et exigeant à 150 mL. Le piston doit maintenir son étanchéité sur une distance plusieurs fois supérieure, contre un produit plus épais, tandis que l’alésage reste assez droit et lisse pour limiter la hausse du frottement. C’est pourquoi les flacons airless pour lotion coûtent proportionnellement plus cher que les flacons pour sérum.
La course du piston amplifie chaque tolérance
Un piston qui assure l’étanchéité sur 40 mm dans un flacon pour sérum doit la maintenir sur 150 mm ou davantage dans un format pour lotion. Toute conicité, ovalisation ou variation de surface dans l’alésage peut alors provoquer un blocage ou une fuite au cours de cette longue course. La rectitude de l’alésage devient une spécification déterminante, et non une propriété à supposer.
Un produit plus épais exige davantage de force
La lotion s’écoule moins facilement qu’un sérum ; la pompe doit donc vaincre une résistance supérieure à mesure que le piston suit le produit. La force d’actionnement augmente, et un système réglé pour un sérum devient dur à presser avec une lotion. La pompe et le piston doivent être spécifiés selon la viscosité de la formule à sa température d’utilisation la plus basse prévue, et non à température ambiante.
La dose doit convenir à une zone du corps
Une pompe airless pour sérum délivrant une fraction de millilitre exigerait de nombreuses pressions pour couvrir un bras. Les systèmes airless pour lotion utilisent donc une chambre plus grande, ce qui modifie la géométrie de la pompe et l’avancée du piston par pression. Agrandir le contenant sans augmenter la dose donne un emballage techniquement correct mais fastidieux pour le client.
La vidange doit toujours être mesurée
Les emballages airless sont vendus comme permettant de récupérer la majeure partie du contenu. À l’échelle d’une lotion, la quantité absolue restante est plus élevée, même si le pourcentage est identique. Pesez les unités remplies puis actionnez-les jusqu’à la fin d’utilisation : vous obtiendrez la valeur pertinente, plus visible pour le client qu’avec un sérum.
Le système reste un assemblage apparié
La pompe et le corps sont conçus ensemble, quelle que soit leur taille ; cette association compte davantage encore lorsqu’un alésage plus long donne à une pompe mal adaptée une plus grande distance pour perdre le vide. Tout remplacement d’un composant impose de requalifier l’assemblage. À ces volumes, une défaillance entraîne aussi la perte d’une quantité de produit bien supérieure.
Dans une gamme, le produit le plus contraignant détermine le conditionnement
Lorsqu’un même flacon sert à un nettoyant, une lotion et un soin, la pompe doit fonctionner avec la formule la plus épaisse et le piston avec la plus fluide. Ce compromis réduit les performances aux deux extrêmes ; il faut donc le comparer au coût de deux formats de conditionnement.










