Flamme en retrait, restriction d’air et diffusion du parfum
Cinq conséquences d’un col étroit au-dessus d’un corps large.
La forme bulbe ou volcan associe un corps large et arrondi à un col étroit et relevé. Sculpturale, elle protège la flamme des courants d’air, mais crée le trajet d’air le plus restreint des formes courantes de bougie. La mèche doit être dimensionnée selon le diamètre du corps que l’ouverture ne révèle pas, puis il faut vérifier que la flamme reçoit assez d’air.
La mèche doit chauffer un diamètre que l’on ne voit pas
Le bain de fusion s’étend sur la partie la plus large du corps, bien sous l’ouverture ; la mèche doit donc atteindre un diamètre que le bord du pot ne permet pas d’estimer. Une mèche dimensionnée d’après l’ouverture visible est trop petite pour chauffer suffisamment la cire jusqu’au diamètre maximal du corps. L’anneau de cire non fondue qui en résulte reste invisible jusqu’à ce que la bougie ait suffisamment brûlé pour que quelqu’un regarde à l’intérieur.
L’apport d’air est le facteur limitant
Le col étroit et relevé limite davantage que toute autre forme courante les échanges d’air frais et de produits de combustion ; cette restriction s’accentue à mesure que le bain descend. La flamme s’allonge, produit de la suie et peut s’éteindre. Le phénomène apparaît dans la seconde moitié de la combustion : un essai arrêté lorsque le bain de fusion est complet n’a donc pas évalué cette forme.
La diffusion du parfum est limitée par la même ouverture
La diffusion à chaud dépend de l’évaporation du bain de fusion et de son passage dans la pièce ; un col étroit la limite de la même manière qu’il limite l’apport d’air. Un pot bulbeux diffuse généralement moins qu’un pot ouvert contenant la même cire et la même charge parfumée. C’est une caractéristique de la forme, et non un problème à corriger en ajoutant du parfum.
La flamme en retrait présente un véritable avantage
Le col relevé protège la flamme des courants d’air, raison pour laquelle cette forme apparaît dans des produits destinés aux salles de bains ou à des espaces proches de l’extérieur. Il éloigne aussi la flamme d’une main ou d’une manche qui la heurterait. Ces avantages justifient d’accepter la circulation d’air restreinte plutôt que de chercher à contourner la forme.
Le remplissage et l’allumage demandent tous deux réflexion
Une ouverture étroite au-dessus d’un corps large favorise les éclaboussures de cire sur l’épaulement et rend la bougie difficile à allumer lorsqu’elle a brûlé. Une allumette longue ou un briquet à long embout est pratiquement indispensable ; mieux vaut l’indiquer sur l’emballage que laisser le client le découvrir en se brûlant le pouce.
La cire qui remonte le bord évasé est le défaut auquel cette forme expose
L’évasement offre à la cire fondue une surface sur laquelle elle peut remonter puis se solidifier, laissant un anneau pâle que le client prend pour un défaut. Le diamètre de la mèche, la hauteur de remplissage et l’inclinaison de l’évasement y contribuent ; ce phénomène s’évalue sur un cycle complet de combustion, et non au premier allumage.










